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Skertzò

L’expérience de la scène et de l’image a conduit Jean-Michel Quesne et Hélène Richard à créer hors les murs, de nouvelles formes de création. Maîtres de l’illusion et du trompe-l’œil, leurs spectacles métamorphosent les sites et théâtralisent l’espace urbain. Leur démarche esthétique aboutit à des formes de narration, sans le récit. A la recherche obstinée de formes nouvelles de mise en espace, ils renouvellent en permanence les moyens d’expression du spectacle total. Atypiques, non conventionnelles, leurs créations sont toujours un mélange unique d’imagination, de poésie et de haute technologie. Spectacles, performances, installations urbaines, scénographies, expositions, c’est toujours s’adresser à un spectateur singulier. Parier sur l’intelligence et la sensibilité des publics. Susciter la curiosité, raconter des histoires, renouveler le regard, partager l’émerveillement, faire naître le désir…

Dans la nuit des villes comme dans l’espace clos de la scène, Skertzò est le scénographe de territoires fantasmagoriques où ombres noires et lumières révèlent des réalités imaginaires. Skertzò aime les images. Dans une société surmédiatisée, les images sont omniprésentes, désincarnées, banalisées, leur fonction messagère pervertie par la profusion. Skertzò choisit de les mettre en scène, de les rendre rares, mystérieuses et sensibles. Arpenteur des mythes, metteur en scène des mémoires collectives et des réminiscences, écrivain des espaces, révélateur de sens, Skertzò conçoit, produit et réalise des spectacles, des installations urbaines, des moments d’exception. La couleur est mouvement, elle se meut comme la lumière. Le patrimoine architectural, qu’il soit citadin ou éloigné des villes, au cœur des forêts ou au milieu des déserts, ancien ou contemporain, s’aborde différemment le jour et la nuit. Le temps diurne est didactique, le temps nocturne onirique. Chaque lieu est unique, chaque site possède ses propres histoires qu’il s’agit de réinventer, recréer, restituer. Ainsi, chaque intervention, chaque installation, chaque spectacle sur les monuments phares des villes ou sur les domaines (châteaux, ruines, usines…) sont singuliers. Recréer les couleurs des statuaires des Cathédrales, poursuivre les séries impressionnistes sur la Cathédrale de Rouen, mettre en scène les mythes de Chambord ou la volonté de vivre du Havre sur l’architecture encore contestée de Perret, il s’agit toujours d’interpeller l’identité des lieux, de changer le regard, de transformer la perception, de proposer une lecture singulière, un nouveau chant par la métamorphose des sites.

Le scherzo

D’origine italienne, désignant une composition de caractère, un mouvement plaisant ou divertissant, le scherzo figure une évolution du menuet dont il garde la structure. Le terme, qui peut signifier plaisanterie, apparaît au XVIIIe siècle dans la musique italienne. Pièce de divertissement rapide, « Allegro vivace » ou « Jouer avec fantaisie », il devient avec Chopin, Brahms ou Stravinsky, une œuvre indépendante, - Scherzo fantastique, Scherzo à la russe, le Banquet infernal… La fantaisie, le rythme, le mouvement, l’émotion immédiate, le scherzo est la vie même. Voilà pourquoi Skertzò s’appelle Skertzò.